Ce que la loi de finances 2026 change pour les bailleurs privés
15/01/2026Louer son logement
Depuis son adoption, la loi de finances 2026 redessine en partie le cadre de la location en France. Désormais en vigueur, le dispositif Jeanbrun structure plus clairement le statut des bailleurs engagés dans la location nue longue durée. L’objectif de cette réforme souhaitée par le gouvernement est de renforcer l’attractivité de l’investissement locatif tout en favorisant une offre de logements durable et accessible. Pour les propriétaires, il ne s’agit pas d’un bouleversement complet, mais plutôt d’une évolution progressive du cadre existant. Notre article fait le point sur les principaux changements du PLF 2026 afin d’aider les bailleurs à comprendre ces nouvelles règles et mesurer leur impact sur l'investissement locatif.
Le dispositif Jeanbrun : un nouveau cadre pour la location longue durée suite au vote du budget 2026
La principale évolution introduite par la loi de finances 2026 repose sur la mise en place du dispositif Jeanbrun dans le cadre du plan "Relance logement" du gouvernement. Il définit des règles spécifiques pour les bailleurs privés en location nue.
Pour bénéficier de ce statut de bailleur privé, accessible partout en France puisqu'aucun zonage n'est prévu, plusieurs conditions doivent être respectées :
- Logement situé dans un immeuble collectif (les maisons sont donc exclues) : conformité à la RE 2020 dans le neuf et travaux d'au moins 30 % du prix du bien (rénovation lourde), permettant d'obtenir un DPE A ou B dans l'ancien.
- Mise en location au plus tard dans les 12 mois suivant l'achèvement ou l'acquisition du logement, en tant que résidence principale du locataire.
- Location nue pendant au moins 9 ans.
- Respect de plafonds de loyer et de ressources des locataires.
- Impossibilité de louer à un membre du foyer fiscal du bailleur (ni un ascendant ou un descendant au 2e degré).
Ce cadre vise à encourager une offre locative pérenne, en cohérence avec les besoins du marché.
Fiscalité en matière d'investissement locatif : les nouvelles mesures du PLF 2026
L’une des principales nouveautés de la loi de finances 2026 concerne la possibilité d’amortir fiscalement un logement nu mis en location. L’amortissement permet de tenir compte de la perte de valeur du bien dans le temps, en la déduisant progressivement des revenus imposables. Concrètement, une partie de la valeur du logement peut être déduite chaque année des loyers perçus, ce qui réduit l’assiette imposable et, par conséquent, l’impôt dû.
Dans le cadre du statut de bailleur privé, ce mécanisme s’inscrit dans une logique qui repose sur un équilibre entre engagement locatif et optimisation fiscale.
Amortissement annuel
L’amortissement s’applique sur une base représentant 80 % de la valeur du bien, ce qui exclut la valeur du terrain qui est non amortissable. Le taux retenu dépend à la fois de la nature du logement (neuf ou ancien rénové) et du niveau de loyer choisi par le bailleur.
Dans le neuf, les taux d’amortissement sont les suivants :
- 3,50 % avec l'application d'un loyer intermédiaire.
- 4,50 % avec l'application d'un loyer social.
- 5,50 % avec l'application d'un loyer très social.
Dans l’ancien rénové, les taux sont légèrement inférieurs :
- 3 % avec l'application d'un loyer intermédiaire.
- 3,50 % avec l'application d'un loyer social.
- 4 % avec l'application d'un loyer très social.
Plafond annuel d’amortissement
L’amortissement est encadré par des plafonds annuels, qui varient en fonction du niveau de loyer pratiqué. Ces seuils permettent de donner de la visibilité aux bailleurs sur le montant maximal pouvant être déduit chaque année.
Les limites fixées sont les suivantes :
- 8 000 € pour un loyer intermédiaire
- 10 000 € pour un loyer social
- 12 000 € pour un loyer très social
Déficit foncier
En parallèle de l’amortissement, les charges supportées par le bailleur sont toujours prises en compte dans la fiscalité de l’investissement locatif. Lorsque ces charges excèdent les loyers perçus, un déficit foncier peut être constaté.
Ce déficit est imputable sur le revenu global du foyer fiscal dans la limite de 10 700 € par an pour un logement neuf, mais il est porté à 21 400 € maximum par an pour un bien ancien rénové (jusqu'au 31/12/2027).
Ce qui ne change pas pour les bailleurs privés en 2026
Malgré ces évolutions, de nombreux éléments du cadre locatif restent inchangés. Parmi les points de stabilité, on peut notamment citer :
- Le fonctionnement des régimes fiscaux applicables aux revenus fonciers n’a pas été modifié dans son principe. Les bailleurs conservent la possibilité d’opter soit pour le régime micro foncier, soit pour le régime réel, en fonction de leur situation.
- Les règles de décence du logement demeurent identiques (surface minimale, absence de risques pour la santé ou la sécurité des occupants, équipements de base en bon état...).
- Le fonctionnement des baux d’habitation n’est pas modifié et continue de s’appuyer sur les dispositions de la loi du 6 juillet 1989.
Comment adapter sa stratégie locative avec la loi de finances 2026 en immobilier ?
Les nouvelles règles du gouvernement peuvent influencer les choix des bailleurs à plusieurs niveaux (type de logement, travaux, loyer, régime fiscal…). Il devient donc important de se poser les bonnes questions pour adapter sa stratégie : « Faut-il opter pour le micro foncier ou le régime réel ? », « Est-il pertinent de réaliser des travaux pour bénéficier du déficit foncier ? ».
Ces décisions ont un impact direct sur le taux d’imposition et sur la rentabilité globale d’un investissement. Dans ce contexte, s’appuyer sur un accompagnement professionnel permet de sécuriser la gestion de son bien et d’optimiser ses choix fiscaux.
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Ce qu'il faut retenir de la loi de finances 2026 pour les bailleurs privés
La loi de finances 2026 ne remet pas en cause les fondamentaux de la location nue, mais introduit plusieurs ajustements. L’apparition du dispositif Jeanbrun, notamment avec l’ouverture à l’amortissement, offre un cadre plus intéressant fiscalement pour les bailleurs engagés dans la durée.
Pour optimiser sa stratégie et louer sans contraintes, l’accompagnement d’un professionnel reste un atout. Avec Lamy, chaque propriétaire bénéficie d’un gestionnaire dédié qui traite la relation locataire, gère les éventuels travaux et s’assure que le bailleur perçoive ses loyers chaque mois, en toute sérénité.
